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Gweneth Barth

 

Entre Pastellistes

Cette rubrique est la vôtre, faites nous part de vos problèmes, nous vous répondrons. Voici quelques questions qui nous sont souvent posées.

Quels supports ?

Le support traditionnel est le papier « mi-teinte » (Canson) employé sur la face la plus lisse.
Les couleurs du papier influencent celles de l’œuvre, on donne la préférence aux teintes neutres gris clair, c hamois, beige, choisies en fonction du sujet ou encore en fonction du fond.
Le « mi-teinte » permet les mélanges de couleurs les plus subtiles par estompages et superpositions.

Le mi-teinte contrecollé sur carton présente la face la plus alvéolée, préjudiciable à la finesse du travail, réservé pour la fabrication de Marie-Louise ou à la décoration.

Les supports « spécial pastel ». Il existe des supports spécialement étudiés pour l’application du pastel. Tous partent du même principe, un support papier ou carton enduit de poudre abrasive plus ou moins fine ( sable, grès, poudre de marbre, etc.) ou de matière végétale (poudre de liège) qui retiennent parfaitement le pastel.
Certains de ces supports sont très sensibles à la moindre humidité.

Ces supports permettent de travailler en épaisseur, mais les superpositions de couleurs et les estompages sont très limités.

Quels pastels employer ?

Toutes les fabrications de pastel ont leurs qualités.

Le pastel sec est employé à tous les stades du travail, et en général utilisé pour tous les travaux délicats, estompages, superpositions de couleurs.
Le pastel tendre enrichit l’œuvre lors de la finition,
il est utilisé pour des travaux ne nécessitant que peu d’estompages ou de superpositions de couleurs.

 

 

 

 

 

 

Doit-on fixer son oeuvre ?


Serguei OUSSIK

Le fixatif est destiné à retenir la poudre du pastel sans en altérer l’éclat ni la vernir.
En théorie le meilleur fixatif serait celui employé par les fabricants pour agglomérer les composants.

Les fixatifs du commerce sont à base de résines de synthèse, les uns jaunissent les couleurs, les autres les assombrissent, phénomènes qui peuvent se révéler dans le temps.
Certains pastellistes l’emploient à divers stades du travail, d’autres uniquement avant d’encadrer l’œuvre ou …ne l’emploient jamais.

 

 

 

 

 

Comment isoler l’œuvre du verre ?

Placer le verre dans le cadre, poser une baguette (carton, bois) de quelques millimètres d’épaisseur,sa largeur ne doit pas dépasser celle de la rainure du cadre qui reçoit l’œuvre.

Poser le verre et placer la baguette sur le verre, coller la sur les quatre cotés du cadre, ne pas coller trop solidement pour pouvoir changer le verre en cas d’accident.

Poser l’œuvre sur la baguette, puis un carton rigide fixer en serrant fortement l’ensemble pour que l’œuvre ne puisse pas glisser.

 

 

 

 

 

Marie- Louise

L’on obtient le même résultat, mais avec plus de facilité. La Marie-Louise se trouve dans le commerce sous forme de bandes que l’on coupe à longueur pour les quatre cotés que l’on maintient à l’aide de scotch ou de bande de papier gommé.

L’on peut aussi faire soi-même ses Marie-Louise, l’on emploie des mi-teinte contrecollés sur carton.

 

 

 

 

 

 

Directement contre le verre


Patrick MARTIN

Il est possible de poser l’œuvre directement sur le verre, ce que faisait Maurice Quentin de La Tour qui a essayé diverses solutions d’encadrement, y compris d’emprisonner l’œuvre entre deux verres.

Dans ce cas il faut prendre plusieurs précautions :

  • Travailler l’œuvre avec un minimum d’épaisseur de pastel, faire tomber l’excédent de poudre en frappant énergiquement le bas de l’œuvre sur une surface dure ou souffler la poudre avec un sèche cheveux.
  • Fixer légèrement.
  • Poser le verre dans le cadre, déposer l’œuvre préalablement coupée à une dimension légèrement inférieure à celle du verre pour permettre au support de « jouer » suivant les écarts de température (1,½ millimètre), puis poser un carton très rigide, fixer le de façon à ce qu’il comprime parfaitement l’œuvre sur le verre. L’œuvre doit être littéralement collée au verre et ne pas pouvoir bouger.
  • Il se peut que l’œuvre dépose de la poudre sur le verre, mais ce dépôt ne se révélera que si l’on décadre l’œuvre, il suffira de nettoyer le verre.

     

     

     

     

     

     

     
     
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